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Travaux d'élèves

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lundi, décembre 10 2007

Etude d'un film : Supersize Me

L'an passé, des élèves de Terminale ont étudié le film Supersize Me, dont le thème est la malbouffe.

                                  

Introduction

Le monde est de plus en plus peuplé d’obèses. Le territoire américain en est le meilleur exemple. Il faut savoir qu’aujourd’hui, dans le monde, on compte plus d’ 1,7 milliard de personnes victimes de surpoids ou d’obésité. Chez nos chers amis américains, c’est près de 64% de la population qui est obèse ou qui souffre de surcharge pondérale.

Les raisons de son engagement

Super size me est un film documentaire de Morgan Spurlock visant à nous faire comprendre que l’obésité et le caractère néfaste des fast-foods est devenu bien plus qu’une réalité. En effet, pour son documentaire, le réalisateur ne s’est pas seulement contenté de manger 3 repas par jour et ce pendant un mois au Mac Donald avec pour seule obligation : ne pas faire plus de 5000 pas par jour ce qui représente le nombre de pas moyen effectués en une journée par un américain.
(...) À l'origine de l'aventure, une idée saugrenue glanée à l'issue d'un repas familial de Thanksgiving, la grande fête de Noël américaine. "J'étais là, le ventre bombé, le pantalon défait, devant la télévision, vaincu par la grande bouffe maternelle", explique-t-il, "et puis j'ai vu ce reportage sur deux filles à New York qui avaient décidé de porter plainte contre Mcdonald’s en affirmant que la nourriture de la chaîne les avait rendues obèses. Ensuite, il y avait un représentant de MC Do qui s'indignait et affirmait que sa nourriture était "nourrissante", rien de plus.

Son état de santé au début de son aventure est

parfait. Sous la surveillance de 3 médecins et d’une diététicienne, le téléspectateur voit son état de santé se dégrader au fil du temps. Au bout de 12 jours, il a pris 7,7 kg et les médecins sont devenus inquiets : Il s’épuise très rapidement alors qu’il ne marche quasiment pas (5000 pas/jour) ; eh oui, MC Do livre à domicile ! Une série d’examens est effectuée après 20 jours, les chiffres sont alarmants : hausse du cholestérol, hausse du poids et de la masse graisseuse et une destruction partielle du foie. Au bout du 25ème jour Morgan se réveille en sueur et avec des palpitations, il a du mal à respirer. Les médecins qualifient d’anormaux les chiffres obtenus en 3 semaines de régime intensif chez Mcdonald’s et lui conseillent de rapidement arrêter s’il ne veut pas finir malade ou même pire... Spurlock décide malgré la mise en garde de ses médecins de finir ce qu’il avait entamé : sa course à la mal bouffe. Après un mois, une dernière analyse est faite. Il aura finalement pris 11 kg de masse corporelle, a doublé le risque de maladies coronariennes et souffre d’impuissance. (...)

Conclusion

Finalement Mc Donald a retiré le “ Super Size ” (menu maxi de Mc Do) six semaines après la sortie du film dans les salles de cinéma. Peu après Mcdonald’s crée une salade contenant un minimum de calories.
(...) Malgré tout, la France n'a malheureusement pas de leçons à donner aux américains. En matière de surpoids, l'hexagone suit en effet les Etats-Unis, avec 15 à 20 ans de retard. En effet, selon les chiffres de l'enquête Obépi 2003, l'étude la plus récente menée en France révèle le constat suivant : 4 français sur 10 doivent perdre du poids, dont plus de 11 % d'obèses.

Alors réveillons nous et disons STOP à ce que

j’appellerai l’américanisation, c’est à dire la mondialisation par la bêtise !

Nicolas ROTH, Simon MOSER, Yann KRIEGER, Ts1.

lundi, décembre 3 2007

Pour ou contre la publication de travaux

__Certains professeurs m'amènent des devoirs d'élèves qu'ils jugent dignes de paraître dans le journal du lycée, comme l'extrait ci-dessous. Moyen de valoriser vos travaux, trouvez vous que c'est une bonne idée?__

Victor Hugo prend la parole à la Chambre des Pairs :

En venant à notre Assemblée, Messieurs, j’ai été le témoin d’une scène intolérable, dont j’ai décidé de vous faire part, tant les valeurs qui me sont chères, et qui me motivent à participer à ce Parlement, ont été bafouées, sous mes propres yeux.
(...) Le spectacle morbide d’un spectre de la pauvreté, invisible pour les fastes d’une duchesse, submergée des plus belles étoffes. A sa décharge, elle avait certainement la vue voilée par le textile… Toujours est-il qu’elle rassemblait à elle seule dans ce carrosse de quoi payer les frais de bouche de notre Assemblée pendant quelques semaines, et vous savez autant que moi combien la fonction de député nécessite de déjeunés copieux !

Je sous-entends par là que la responsabilité ne tient pas à quelque duchesse ou pareil notable, mais bien à l’ensemble des classes sociales favorisées, dont vous et moi faisons partie. Le terme « classe » m’écœure d’ailleurs au plus haut point, car, notre but premier n’est-il pas l’équité sociale ? Pourtant c’est l’exact inverse qui règne dans notre pays. Nous offensons les plus pauvres à chaque gaspillage, à chaque dilapidation futile.
(...)

Imaginez, messieurs. Imaginez que nous restions inactifs. Dans quelques années, les miséreux ne risquent-ils pas de se soulever ? Aidés assurément par les autres classes à peine plus avantagées… Des protestations, des manifestations, des rébellions, des insurrections, une révolution ?
(...)

Pour ma part, je propose que nous instaurions des lois améliorant le principe d’égalité. 

Je vous remercie de votre attention, et je suis fier de constater votre attachement à cette cause. Messieurs, je le déclare : le premier pas est accompli, le glas de la pauvreté va sonner !

FISCHER Guillaume 1re S