- Lycée du hautbarr : projet rallye senegazelle -

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février 27

CLASSEMENT GENERAL après 5 ETAPES


Classement apres 5 étapes - 50 kms de course environ - 72 concurrentes

1 3:47m:39s,04 GUIBEY Caroline
2 3:50m:22s,22 PERROUAULT Carole
3 3:58m:06s,84 FROTTIER Marie
13 4:34m:36s,13 PICARD Sandrine
50 5:23m:52s,27 KSZAK Céline


février 26

ETAPE M'BASSIS -VENDREDI 21 FEVRIER 2009

5h45. Dernière étape.
La fatigue des deux jours précédents semble envolée et les gazelles piaffent d'impatience dès 7h45 sur la ligne de départ. On sent que c'est la dernière étape, le dernier challenge et les filles veulent donner tout ce qu'il leur reste d'énergie pour terminer en beauté.
Claude nous a prévenues la veille lors du briefing que ce serait différent cette fois. Même si la piste reste sableuse, c'est bien d'une course de brousse qu'il s'agit. Le parcours se présente comme sinueux...

Cela est confirmé au bout de 3 kilomètres quand nous sortons de Foundiougne. On se sent un peu perdues au milieu de nulle part et pourtant on croise des porteuses d'eau, des écoliers... on se demande où ils peuvent bien aller car ils nous semblent suivre une piste qui ne mène nulle part.
Je croise deux chiens sauvages... je suis sur mes gardes mais quand j'arrive à leur hauteur, ils se sauvent en courant... plus de peur que de mal... pourtant... au détour d'un virage, c'est un troupeau de zébus qui m'attend, cette fois, et ils semblent bien décidés à traverser la piste au moment où j'arrive... je ralentis pour en laisser passer un maximum puis accélère comme une folle en priant pour ne pas me faire charger... ambiance corrida...olé !!!!

Puis, c'est l'arrivée, enfin... Ayant été "grattée" sur le parcours par deux concurrentes, je sprinte au finish pour les coiffer sur la ligne d'arrivée. J'ai le coeur au bord des lèvres. Je crois que je vais vomir mes tripes... Pas le temps de penser... je repars aussi sec chercher Céline. C'est la dernière ligne droite et il faut qu'on la passe à deux.... Les larmes. Le soulagement. Le sentiment d'avoir réalisé un bel exploit sportif. Nous sommes fières de nous et de ce que nous avons accompli. De la collecte à l'acheminement en passant par la course à pied et la distribution de notre dotation. Oui. Nous sommes fières de nous.



Le directeur de l'école nous invite a danser avec les élèves et les mamans au son des calebasses, djumbés et... guitares électriques....



Puis la distribution des fournitures commencent... il nous faut tout "écluser" avant le retour en France. Les petits sont ravis et les mamans nous initient au porter de leur bébés...



Puis nous repartons dans les Diaga diag... pour la dernière fois... L'émotion a été particulièrement intense sur cette dernière étape. Sans doute parce que c'était la dernière et que les filles ont tout donné. Sans doute aussi parce que le voyage s'achève et par là même notre "mission" ... Demain, nous reprendrons le bac, le taxi-brousse, le bus militaire pour nous rendre à l'aéroport de Dakar. L'expérience a été extraordinaire et nous repartons avec des souvenirs et de nouveaux projets plein la tête...

février 25

VISITE INOPINEE DU MINISTRE DE L'EDUCATION NATIONAL DU SENEGAL - JEUDI 20 FEVRIER - 19H00



"Le ministre de l’éducation nationale du Sénégal M. Kalidou Diallo a rencontré le directeur de course de la Sénégazelle, M. Ferron Jean Michel, à l’occasion d’une visite d’inspection dans les départements de Fatick et de Foundiougne.

M. Diallo a souligné le grand intérêt qu’il portait à cette action humanitaire.

Il a garanti l’inscription de la SENEGAZELLE au calendrier des manifestations du ministère et a assuré son réel soutien pour la réussite des éditions à venir.

Il a salué le courage des Gazelles à relever chaque matin le défi sportif (courir 8 à 12Km) avant de concrétiser leur défi humanitaire."

(info prise sur : www.senegazelle.fr)

février 25

ETAPE DE N’DORONGUE - JEUDI 20 FEVRIER 2009

4ème étape - 8kms 200

Cette fois, je laisse la parole à Didier Gomez, notre photographe attitré et me contenterai de reprendre son article qui figure sur le site www.senegazelle.fr..... Bonne lecture....

"Après une nuit d’orage sur Foundiougne, les Gazelles se sont levées ce matin sous un ciel voilé et une brise légère le long du fleuve Saloum. Un fleuve qu’elles ont longé pendant la première partie de l‘étape du jour qui les conduisait vers N’dorongue.

Dans ce petit village, elles étaient attendues comme chaque jour avec une très grande impatience par les enfants.

Carole PERROUAULT, leader de la compétition jusque là à laissé le maillot jaune à Caroline GUIBEY. Il faut dire que la gazelle de Chatellaillon portait avec elle dans cette étape les dessins d’une classe maternelle de sa commune.

Au poids de sa tache de messagère s’est ajoutée l’émotion contenue de ce séjour très riche en rencontres depuis le début de cette semaine avec les enseignants et les enfants d’ici.

Au bord de la piste, sous le grand Baobab et son ombre rafraîchissante, Coumba vient de se lever. Avec ses trois frères et ses deux sœurs qui vont à l’école, elle s’offre un moment rare, elle va voir passer la Sénégazelle… La semaine dernière c’est dans son village que des fournitures ont été distribuées. Elle n’a que deux ans, mais l’an prochain elle croisera encore les « toubab » * qui lui donneront des Tangal * de toutes les couleurs.

Carole porte encore son dossard 54. Elle est entrée dans cette classe de cm1 dont l’effectif est de 62 élèves, lorsqu’elle a donné les dessins des enfants de l’école les sables transportés depuis la Charente Maritime et qu’elle a demandé à Abdoulaye, Issa, Astou et Rama d’écrire leur prénom elle a pris toute la mesure de ce qui sépare les conditions de scolarité des petits français de ceux des villages de cette contrée reculée du Pays de la teranga.

Demain, les gazelles iront courir cette dernière étape. Leurs sacs sont vides. Elles vont maintenant tenter de raconter cet autre monde dans les écoles de leurs enfants…"

  • Toubab . Tout Blanc ; * Tangal . bonbons


JEAN MICHEL FERRON, organisateur et directeur de course et EVELYNE HARDY, responsable humanitaire





février 25

ETAPE DE L'ÎLE DE FELIR - MERCREDI 18 FEVRIER 2009

5H30. Réveil encore plus matinal que d'habitude. En effet, aujourd'hui, nous prenons les pirogues pour rejoindre l'île de Félir où 10kms700 de sable craquant dessus et mou dessous nous attend... Nous grimpons dans 3 pirogues qui fendent les flots du Saloum sous un soleil levant. Pas un bruit. Nous sommes toutes bouche bée devant la beauté du paysage. Là, des pélicans, ici, des échassiers... Les pirogues arrivent de front sur les berges de Félir où nous découvrons un petit village de pêcheurs. Le départ sera donné à 8h15 comme à l'accoutumée mais cette fois il se fera groupé sur 1000 mètres avec un marsouin du 3ème RPiMa en tête pour ne pas nous perdre dans les méandres du village pourtant petit....


Le parcours est épuisant : le sol est extrêmement meuble. Les quelques kilomètres au bord de l'eau nous engluent dans une espèce de vase. On a l'impression d'avoir des tonnes aux semelles de nos baskets. Je me fais du souci pour Céline. Elle s'est levée barbouillée ce matin et semble avoir attrapé la tourista. Elle prendra le départ sans broncher mais je sais que ce n'est pas facile.


J'ai mal sur cette distance. On n'en voit pas le bout alors que le parcours est inférieur à celui d'hier... Heureusement l'arrivée est extraordinaire et des bambins viennent nous prendre la main pour franchir avec nous la ligne d'arrivée. Les femmes dansent au son des djumbés... L'ambiance est magique...


J'avoue que c'est à Félir que j'ai eu mon coup de coeur. Sans doute parce que l'épreuve a été difficile et que l'accueil a été la plus belle des récompenses. Le jeune Babacar Diop est venu spontanément vers moi pour m'offrir un dessin. Il m'a donné son adresse et je lui ai noté la mienne sur son cahier tout neuf. Il ne m'a pas quittée jusqu'au départ des pirogues, empêchant ses petits camarades de m'approcher, de peur qu'ils ne me demandent aussi de devenir leur amie. J'avais l'impression d'être un trésor, quelque chose que l'on chérit et que l'on veut garder près de soi sans partage. C'est la photo du jour publiée par Steve... C'est , pour ma part, mon plus beau souvenir...











Retour en pirogue... les gazelles sont épuisées mais ne sont pas au bout de leur surprise... en effet, alors que la tourista bat son plein et que nous sentons le fennec à 200 mètres... plus d'eau ni d'électricité dans les cases !!! On se lavera tant bien que mal les mains à l'eau minérale (c'est bon pour la peau ?) et on évitera d'utiliser les toilettes (aïe... pas d'bol....). Nous sommes épuisées avec Céline, on mange rapidement. Elle ne se sent pas très bien. On repart dans la case et on s'endort comme des masses jusque 17h.... au retour de l'eau et de l'électricité... ouf....


LES GAZELLES SONT FATIGUEES



février 24

ETAPE DU GRAND BAOBAB - MARDI 17 FEVRIER 2009

6h00 : réveil matinal pour un petit déjeuner complet. Nous savons qu’aujourd’hui nous partons pour 11,7 Km le long du Saloum et il faut faire le plein d’énergie pour cette nouvelle étape, qui nous attend.

8h15 : le départ des gazelles est donné. Le paysage est fantastique ; Le Saloum scintille de 1000 feux sous le soleil levant. Il fait déjà chaud et un vent de face nous accompagnera jusqu’à la fin du parcours. Pas d’enfants pour nous encourager cette fois au fil des Kilomètres qui s’enchainent. Nous sommes seules dans notre effort, encouragées régulièrement par le staff qui contrôle le bon déroulement de la course. Nous arrivons toutes à un rythme régulier, coureuses, marcheuses acclamées à tue- tête et sans faiblesse de la part des élèves qui ont déjà été dotés la semaine précédente.

Cette rencontre magique et tellement irréelle a lieu au pied d’un Baobab géant, symbole du sol Sénégalais.

10h30 : Nous embarquons dans un Diaga diag pour revenir sur Foundiougne distribuer nos doudous et fournitures dans 3 écoles élémentaire du village. L’ambiance est bon enfant, les gazelles chantent des comptines françaises que les maitresses s’empressent de noter pour les apprendre aux petits. La souris verte aura conquis tout le monde : petits et grands...

Cette étape n'a pas été évidente pour toutes. En effet, la tourista sévit sur le camp depuis ce matin et 20 coureuses ont beaucoup souffert pendant cette étape. Je tiens ici à saluer toutes ces petites bonnes femmes qui n'ont jamais déclaré forfait et qui sont allées au bout de leur effort physique sans doute portées par l'attente de ces petits bouts dans les écoles. Il faut bien reconnaître, et nous l'avons constaté avec Céline tout au long de la semaine, que nous avons été en contact avec des nanas extraordinaires et très courageuses. Nous nous devions de leur rendre hommage aussi...

février 24

ETAPE DU COLLEGE DE M'BAM - LUNDI 16 FEVRIER 2009

Réveil à 6h ce matin. Les gazelles se retrouvent autour d'un petit déjeuner symathique et d'un verre de jus de bissap (hibiscus). Le soleil semble vouloir nous accompagner pour les 10 kms qui nous séparent du village de M'Bam.
8h15. Après avoir rempli les camelbacks, le départ est donné...




La piste est sableuse, le soleil de face. Nous nous élançons et trouvons chacune notre rythme dans la brousse africaine. Je réalise alors que je suis en train de courir en short, Tee-shirt sur un autre continent.... A 1000 mètres de l'arrivée, on peut déjà entendre le son des djumbés et les enfants chanter... ça nous donne du baume au coeur pour allonger la foulée. Chacune d'entre nous qui franchira la ligne d'arrivée sera acclamée comme si elle avait gagné l'étape. En fait, dans cette course humanitaire, nous sommes toutes gagnantes...


Evelyne, la responsable humanitaire nous attribue nos classes et la distribution commence. Les jeunes collégiens sont très disciplinés et relativement réservés à l'égard de ces petites bonnes femmes blanches essoufflées et transpirant.... Le contact est facile avec ces enfants souriants.... ce qui n'empêchera pas un petit bohnomme haut comme trois pommes de venir me voir pour échanger sa règle..."elle n'est pas jolie et il en veut une autre...."


Le retour se fait en Diaga Diag et c'est l'ocasion d'une bonne partie de fou rire entre gazelles...On a quand même réussi à en perdre deux et à en évacuer une en état d'hypoglycémie avancée... Qui a dit que c'était facile ce raid ???.


A DEMAIN LES FILLES !!!!

février 23

COMPTE RENDU JOURNEES du 14 et 15 FEVRIER 2009

5H du mat'. Le réveil sonne. Dur, dur de se lever surtout quand on sait que les prochaines 24 heures ne nous laisseront pas beaucoup de répit. Je prends le train ce matin à 6h10. Nous sommes samedi 14 février. Céline a chargé ma grosse valise à 40 kilos et me rejoindra à l'aéroport.

11h30. Orly Sud. Céline me rejoint avec les valises. Nous mangeons un morceau sur le pouce et attendons l'arrivée des autres gazelles pour l'embarquement. L'avion décollera à 15h50... L'ambiance est sympa entre filles. La plupart sont de jeunes mamans, des instits avec des projets pédagogiques, des groupes de copines inscrites en club d'athlé, des binômes mère-fille.... Ca fait colonie de vacances : on rit, on plaisante.. Personne ne sait vraiment ce qui nous attend.

Escale à Casablanca. Redécollage 18h30. On attérit à Dakar pour embarquer dans les bus militaires à 1 heures du mat'. Tout le staff est là pour nous accueillir et nous avons pu apercevoir Nathalie et Della qui s'enregistraient pour le retour. Malheureusement, impossible de passer les gardes militaires au point d'entrée... 2 heures de bus plus tard... on est débarqué dans le dernier village accessible par la route. Maintenant, il nous faut nous tasser les unes contre les autres pour 1 heure de taxi-brousse.... 4 heures 00. On arrive sur une espèce quai. Voilà 24 heures que je n'ai pas dormi... je ne me sens pas vraiment fraiche !! SURPRISE !!! Foundiougne est .. de l'autre côté du fleuve et on doit prendre les pirogues en pleine nuit !!! Fort heureusement, un bon café nous attend de l'autre côté de la rive et les cases sont distribuées à l'issue. Chacune récupère ses effets personnels et rejoint la case qui lui a été attribuée. Il est bientôt 6 heures... nous avons jusque 10 h 00 pour nous remettre en condition..

Dimanche 15 février - 9 heures. Je ne dors plus. Je vais commencer à décharger les fournitures scolaires. Quitte à avoir les yeux ouverts, autant que je fasse quelque chose d'utile. On ouvre les valises et on range les affaires par catégorie : cahiers, compas, crayons, sacs, etc... On nous demande de nous positionner sur chaque jour de la semaine pour préparer les colis du lendemain. Avec Céline, on se dit qu'il vaut mieux travailler de suite car en fin de semaine, on aura peut-être besoin de se reposer davantage. On s'inscrit pour le dimanche après midi et le jeudi.

Nous aurons passé notre après-midi à confectionner des colis pour l'étape du lundi. Vers 18h, nous sommes briefées par le directeur de course et on nous remet nos dossards et nos tee-shirts. Je dois avouer que l'on ressent une certaine fierté d'endosser le tee-shirt de la sénégazelle. C'est quand même une sacrée aventure !!

Nous prenons notre repas à 20 heures puis allons nous coucher. Il nous faut prendre des forces pour le lendemain... 1re étape de 10 kilomètres en direction de M'Bam pour y rencontrer des collégiens..

Bonne nuit les gazelles !!!